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Actions 2015

Au bénin

Cette année 2014, nous ne sommes pas allés au Bénin, par contre, nous avons profté du séjour du père Alexis, curé de Pira au Bénin, à Paray le Monial (71600), pour aller le voir un week-end d’août et échanger sur ce qui se passe à Pira.

 

Hygiène – santé :

Construction de la latrine d'IDIOGOU

Construction de la latrine d’IDIOGOU

Les latrines financées par EMS à l’entrée de Pira sont terminées. Elles sont construites conformément au plan d’origine, elles comportent 4 cabines , sur une double fosse, l’ensemble en maçonnerie. L’organisation prévue est déterminée par le père Alexis, l’initiateur. Celle- ci est située près du collège et donc les élèves peuvent l’utiliser et sont chargés de leur entretien. Pour les usagers extérieurs, une participation est demandée de l’ordre de 10 à 25 F CFA (0,015 à 0,04 ctes d’euro) . Cet écot servira aux travaux d’entretien.

Les latrines publiques: sont toujours en attente de la constitution d’un projet étudié, devant indiquer qui va s’occuper de l’édifice, comment, quel tarif, quelle part les habitants usagers vont participer à la construction ; le Chef d’Arrondissement, Paul Ayaka, le CA (équivalent maire de Pira), doit nous répondre prochainement. Dans les écoles, l’usage des lave mains semble être acquis par les enfants qui les utilisent couramment. L’infirmerie de l’école primaire s’essouffle, elle sert à soigner la bobologie des petits, principalement de l’école maternelle. Pour les soins plus conséquents, ils sont envoyés au dispensaire. Les parents recourent à la médecine traditionnelle, en premier lieu, souvent par manque de moyens financiers.

 

Enseignement – culture :

Lave mains à la maternelle

Lave mains à la maternelle

Le collège catholique créé par le père Alexis, ouvre sa classe de 4° à la rentrée 2014-2015, elle accueille 17 élèves, garçons et filles. Cette classe sera bâtie avec porte et fenêtres, car elle doit recevoir les ordinateurs expédiés en janvier 2014. Reste à pourvoir aux frais d’une installation électrique sécurisée pour assurer la pérennité du matériel informatique. Cette année encore l’école primaire a eu 100% de réussite au certificat de fin d’études primaires.

Le collège public ouvre à la rentrée prochaine une classe de 2°, et se trouve donc élevé au rang de collège de second degré, équivalent de lycée. Cette évolution est consécutive de l’envoi des microscopes reçus en don à EMS et expédiés en janvier 2014 au collège catholique. Le père Alexis, partage avec le collège public de Pira l’usage de ces microscopes. Cette élévation de statut de l’établissement public permet aux lycéens de rester au village et par conséquent ouvre plus de possibilités d’études accessibles aux jeunes. Ceci réduit considérablement les frais engagés par les familles qui envoyaient les enfants dans d’autres villes poursuivre leurs études, ce qui n’était pas à la portée de nombres d’entre eux, et qui abandonnaient leur cursus. Le responsable actuel de l’école maternelle d’Adjigo, Jean Marie AYEKONDE, rend compte mensuellement de l’usage de l’argent que EMS alloué, et le père Alexis reste vigilant et strict de sa bonne utilisation au profit des enfants exclusivement.

La bibliothèque attire toujours les enseignants et les élèves, dont la fréquentation augmente, Sylvestre Abili et ses fils assurent le fonctionnement efficace, et suivent le prêt des livres.

 

Divers :

les micros crédits ne sont pas reconduits faute de trouver un partenaire sur place. L’argent récupérer(300000 F CFA, soit environ 450 euros), de deux des trois micros crédits octroyés en 2010, ont été réaffectés à d’autres projets liés à l’hygiène publique. Après cet échange, et son retour au pays, la situation a évoluée dans le bon sens, à savoir, Paul Ayaka a stimulé les énergies villageoises et les habitants du quartier d’Odiougou à Pira se sont organisés afn d’ériger une latrine. À ce jour celle-ci est en cours de chantier, grâce aux fonds que nous avons envoyé. EMS a fnancé partiellement l’équipement électrique de la classe destinée à recevoir et enseigner l’informatique. Après avoir subit les tests d’essais, l’installation est fonctionnelle. Lors de son séjour, le père Alexis a établi une relation avec d’autres partenaires qui devraient équiper la classe de porte et fenêtres.

Nous avons appris que le modèle de lave mains que nous avons installé dans les écoles, se diffuse et quelques familles l’ont adopté pour leur usage. L’hygiène , dont les résultats sont effcients dans un laps de temps rapide, reste un domaine dans lequel EMS s’investit, ainsi que la culture, avec l’appui des subventions du Conseil Général de l’Aude, par l’intermédiaire de l’association ATM..

Michèle Hermant et Alain Cazenave

Au Viet Nam

SDC11078Février 2015, Bernadette notre adhérente revient au village C2, dans la province de Can Tho : La visite de l’installation de la station d’eau propre, réalisée et mise en service en 2012, a été faite en présence du gardien. Cette station est le fruit d’une coopération d’EMS avec l’association  »AQUASSISTANCE », l’attribution de subventions par la fondation du grand Orient de France, et le Conseil Général de l’Aude.

La station d’eau propre de C2 Le matériel est bien entretenu. Il est seulement prévu de remplacer un tuyau extérieur qui se rouille. Sur 500 familles, près de 350 ont fait installer un compteur d’eau. L’état sanitaire des habitants s’est nettement amélioré, moins de troubles digestifs, de problèmes dermatologiques, ophtalmologiques, génitaux ; ce constat devrait encourager les derniers récalcitrants à souscrire un abonnement à l’eau propre. Autre conséquence de la distribution d’une eau de bonne qualité, en 3 ans, le village a bien progressé dans les structures de communications ; chemins goudronnés, bord des canaux nettoyés, de plus en plus de maisons construites en dur, sont les marques d’un développement du village. Et surtout la station est gérée avec rigueur et sérieux par le comité villageois, gage de pérennité.

Bernadette ORMIERES

Au Sénégal

À Wassataké-Barobé dans le nord :

classe

En classe de CM2

Depuis plus 20 ans déjà, notre association EMS est présente à Wassétaké- Barobé dans cette région sub-sahararienne , dans ces villages mitoyens situés au bord même du fleuve Sénégal. D’abord pour aider à la construction du Poste de Santé, puis en apportant une aide en petit matériel et fournitures à chaque rentrée scolaire . Au fil du temps,le souhait des enseignants nous a incité à parrainer certains élèves accédant à la sixième. C’est ainsi que depuis plus de 10 ans, nous parrainons 16 garçons et filles, de la 6ème à la terminale. Pour un budget d’un montant de 3200€ par an. Actuellement trois étudiants ont obtenu le Bac., et un vingtaine d’autre a réussi au Brevet. L’élévation du niveau intellectuel et social qui en découle est le meilleur gage.

 

Au Sénégal Oriental

À Salémata :

Le foyer-internat de Salémata, construit avec l’aide d’EMS, accueille toujours plus d’élèves de l’ethnie Bassari. Cette structure évite aux jeunes de longs déplacements journaliers qui sont vecteurs d’absentéisme et de mauvais résultats scolaires, Ce foyer électrifié, composé de 10 cases de 4 internes chacune, possède une salle d’études en dur, de sanitaires, de douches, d’un puits et d’un jardin potager que les élèves cultivent pour subvenir à leurs besoins Un couple de gardiens gère la cuisine commune à tous et l’entretien des lieux. Un jeune bachelier, Pata Bidia, encadre les pensionnaires sur le plan scolaire, administratif et pour le maintient de la cohésion du groupe. L’association Cauris de Dakar, maître d’oeuvre et gérante du foyer trouve, son budget de fonctionnement grâce aux parrainages de particuliers qui acceptent de prendre en charge un(e) élève pour la durée de sa scolarité soit 4 ans, jusqu’au Brevet. Le nombre de marraines ou parrains est cependant insuffisant et le budget difficile à boucler chaque année. Pour 65€ par trimestre (déductible fiscalement, nous consulter), vous pouvez permettre à un enfant de poursuivre sa scolarité.

 

À Ethiolo, arrondissement de Salémata :

Vue du chantier du dispensaire

Vue du chantier du dispensaire

La continuité dans l’action locale, après la construction du foyer internat, nous poursuivons par la construction d’un dispensaire à Ethiolo. Ce projet lancé en 2013 à l’initiative des associations Cauris de Dakar, EMS de Carcassonne et Aide Médicale et Développement de Grenoble, sur une demande de la mairie d’Ethiolo, vient d’être enfin mis en chantier. Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre de la politique de restructuration de la santé publique édictée par le gouvernement sénégalais. L’entreprise de maçonnerie termine de couler les fondations et les matériaux de construction sont déjà livrés sur place.

Cette réalisation en équipement et personnel de santé permettra l’accès aux soins d’une population de 3200 personnes reparties dans 12 villages bassaris et 2000 frontaliers originaires de Guinée Conakry dépourvus de structures sanitaires. Le chantier consiste en la réfection de la case de santé existante, et par l’ajout d’un nouveau bâtiment d’hospitalisation de 6 lits et sanitaires, d’une maternité indépendante avec salles de travail, d’accueil, d’hospitalisation, avec sanitaires, ainsi que les salles de consultations et la pharmacie attenante. Une structure extérieure pour les familles accompagnantes et également prévue avec les toilettes .

Jacques Cocordan