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Actions 2017

E.M.S au Bénin

La route de Pira est de plus en plus dégradée. La conduite est un ininterrompu gymkhana , pour trouver un peu de bitume entre les gouffres. Après plus de 6 heures de route et quelques 300km, arrivée à Pira.
Depuis notre dernier séjour en novembre 2013, Pira a subi quelques changements. Des élections ont eu lieu, municipales, puis présidentielles, ont changé quelques élus, notamment le 1°adjoint au maire de Banté, le Chef d’Arrondissement de Pira (CA), et les Chefs de Village (CV).
Nous avons aussi fait quelques découvertes, tels les collèges dont nous ignorions l’existence en 2013, alors qu’ils étaient déjà opérationnels.
De plus, deux hôtels ont été édifiés, et l’ancien presbytère que nous occupions précédemment, n’est plus en état de recevoir des visiteurs. Nous avons donc étrenné l’hôtel « les racines « , grand confort, par rapport aux années passées, et très bon accueil.

HYGIÈNE – SANTÉ

Les latrines de la paroisse, érigées sous l’égide du père Alexis Bankolé, sont fonctionnelles depuis fin 2014. Elles sont sous la responsabilité du collège catholique, situées à proximité, et sont accessibles aux personnels proches du poste de police. Mr Bernardin Kakpo en qualité de maire adjoint de Banté, à notre demande organise une réunion pour définir la position de la collectivité sur le fonctionnement à mettre en place pour rendre fonctionnelles des latrines du quartier d »Idiogou.
Cet édifice bâti sous les directives de Mr Aimé Ogui, est terminé depuis deux ans, et n’est toujours pas en service, faute de ne pas avoir désigné un comité de gestion opérationnel.
Conformément aux textes de lois du ministère de la santé du Bénin: « guide d’élaboration et de mise en œuvre du Plan d’Hygiène et d’Assainissement Communal » (PHAC), le premier adjoint au maire de Banté et le chef d’arrondissement (CA), décide de confier l’exploitation des latrines au collège privé voisin « ma destinée »

ÉDUCATION – CULTURE

Des rumeurs infondées ont fait croire à un délabrement de la bibliothèque, il n’en est rien. La bibliothèque est conservée dans toute son intégrité, et est bien enracinée dans Pira.
Par contre, elle est peu connue, hormis quelques 250 lecteurs assidus. Ces derniers, ne connaissent pas tous le contenu de la bibliothèque, et sont surpris par la diversité des ouvrages. Mr Bernardin Kakpo en qualité de maire adjoint de Banté, et à notre demande organise une réunion regroupant des chefs d’établissements scolaires, pour étudier une politique d’animation, de mise en valeur, et pour la constitution d’un comité de gestion.
Créée dans l’esprit d’une bibliothèque de lecture de loisir, il s’avère que les usagers les plus fidèles sont les enseignants qui viennent chercher dans les ouvrages scolaires les supports à leurs cours, et les élèves et étudiants matières pour réviser.
Des contacts avec d’autres bibliothèques, telles celles de Parakou et Ekpé, sont à privilégier, afin d’échanger sur d’autres modalités de gestion. A Cotonou, nous avons rencontré Mr Expédit Abili, chef de la cellule de communication du Fond National pour l’Environnement et le Climat (FNEC), natif de Pira, il a des contacts pour établir une cellule d’activité de la bibliothèque, notamment avec la Fondation Zinsou, qui est active dans le domaine culturel béninois. Il propose aussi de former deux jeunes de Pira pour une fonction de bibliothécaire.

Écoles maternelles

La maternelle d’Adjigo, compte une soixantaine d’enfants, depuis notre dernière visite, son statut a évolué, maintenant, elle est reconnue par le ministère de l’éducation et est rattachée administrativement à l’école publique primaire d’Adjigo.
Elle devra intégrer l’enceinte de cet établissement lorsque la classe sera construite pour l’accueillir, car à l’heure actuelle, est abritée dans un bâtiment prêté par un chef de village, au milieu d’une grande place ouverte, et n’offre pas un environnement protégé clos pour les petits.
Les maternelles ont pour mission d’initier les petits à la langue française, qui est celle enseignée dans les écoles du Bénin. En effet chez eux, ils ne parlent que les dialectes locaux et sont en difficulté quand ils intègrent une classe primaire. Cet apprentissage est très difficile pour la majorité d’entre eux.

Collèges d’Enseignement Général

Le CEG n°1 route de Bassila, est le premier collège édifié à Pira. Il a accédé au second degré, l’équivalent de lycée, grâce à EMS, par l’envoi des microscopes, et aussi à la bibliothèque, qui sont les critères d’attribution de ce niveau. A la fin cette année scolaire, en juin 2017, la première promotion de lycéens sera présentée au baccalauréat. Nous sommes accueillis par l’effectif rassemblé au complet; soit 941 élèves, repartis en 668 garçons et 273 filles pour le premier cycle, et 151 garçons et26 filles pour les lycéens. La chute de l’effectif des filles est la conséquence de la vie sociale et du contexte de la vie traditionnelle.
CEG Catholique Le collège est intégré au diocèse qui en assure la gestion.
Nous visitons la salle informatique équipée par les ordinateurs que nous avons expédiés au dernier conteneur, le professeur principal et le secrétaire assurent le cours. Du fait du nombre restreint d’appareils, seuls les meilleurs sont sélectionnés pour suivre la formation.
CEG fondation « ma destinée » Créé en octobre 2012, nous n’en avions pas eu connaissance lors de notre dernier passage. Il compte environ 450 élèves de la maternelle à la 3°.
Nous sommes accueillis par des chants et danses des écoliers. CEG d’Okouta-Ossé:
Cet établissement situé à environ 20Km au nord de Pira, sur la route de Bassila, accueille Baco. Il compte trois classes ouvertes, délabrées et une en chantier, ce qui oblige à occuper les salles par roulement.

Michèle Hermant-Magar
Alain Cazenave

 

au Sénégal oriental, en pays Bassari

À Salemata, Guillaume, volontaire du Service de Développement de Lyon assure l’encadrement des jeunes Bassaris, internes au foyer, depuis la dernière rentrée scolaire. Périodiquement , il nous informe sur la vie à l’internat :

À Salemata, Guillaume, volontaire du Service de Développement de Lyon assure l’encadrement des jeunes Bassaris, internes au foyer, depuis la dernière rentrée scolaire. Périodiquement , il nous informe sur la vie à l’internat :

 »Pour ce mois de janvier, le retour à la réalité après les fêtes de fin d’année fut assez difficile. Les jeunes ont du s’adapter et faire face à la reprise scolaire. Le mois de janvier est synonyme de récoltes à Salémata, c’est pour cela que les sacs de céréales, d’arachide sont arrivés pour le plaisir de tous car c’est la participation de chacun qui assure une partie de la subsistance. De son coté Remy qui officiera en mars s’occupera avec les jeunes du potager, pour en faire un jardin extraordinaire, qui apportera en complément les légumes, oignon, patates douces, chou, piment, salade, et fruits, papaye, banane et autres.
Dans la continuité du foyer, deux toitures en paille ont été renouvelées, avec un gros travail de la part des jeunes. Grandes nouvelles, l’eau du robinet qui n’était que temporaire, et revenu en continu, et nous avons désormais l’électricité 2 heures de plus chaque jour.
Comme je vous l’ai déjà dit, il y a étude obligatoire du soir de 20h à22h00, ou les jeunes révisent et font leur exercices. Dans cette étude, je les accompagne et essaye de passer un peu de temps avec tous les élèves. Cette étude est compliquée notamment au niveau de la ponctualité, je sévis gentiment en exigeant que les devoirs soient effectués en arrivant dans la salle. L’autre méthode possible pour mieux comprendre, pour mieux analyser un exercice ou un cours en général, se déroule les après midis après leurs cours de la journée. Cela est proposé à tous les élèves, mais il est vrai que ceux sont souvent les mêmes qui demandent une aide.
Le lycée s’agrandit, d’autres classes sont construites pour que les espaces de travail soient plus convenables ».

 

Selon Guillaume Lagarde, à Salémata

 

 

EMS s’investit dans la construction d’une école !
ça monte, ça monte, ça monte !!!

EMS mène depuis le début 2016 un projet de construction d’une école à Sanda au Sénégal. L’école primaire es actuellement sous forme d’abri-paillote très précaire, détruit tous les ans à la saison des pluies. Les enfants sont exposées au soleil, au vent, à la poussière et aux aléas météorologiques. Le projet consiste la remplacer par un bâtiment en  »dur » de 3 classes pour 80 élèves et 3 enseignants.
Après avoir recueilli au cours de l’année 2016 les fonds nécessaires pour lancer la construction, les travaux ont pu commencer le 5 janvier 2017. Aujourd’hui la tranche 1 : terrassement, gros œuvre, est achevée depuis le 9 février. La tranche 2: charpente, couverture, étanchéité est commencée depuis le 10 février, grâce à une avance prélevée sur les fonds propres d’EMS, et devrait être terminée en mars.

La nouvelle école permettra de fidéliser les élèves, d’augmenter le niveau scolaire, de faire poursuivre des études secondaires, de devenir des cadres du pays et de réduire la pauvreté.
Les villageois sont impliqués dans les tâches de manutention et de transport de l’eau.
Le contrôle du chantier est assuré par un correspondant local reconnu.
Nous espérons vivement pouvoir récolter les compléments financiers, pour achever les tranches 3 et 4, ce qui nous laisserait envisager une ouverture avant la fin 2017.

 

Francis Ghidone

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